Citations vampiriquesMalgré ses efforts, elle était incapable de découvrir de quoi elle avait envie. C'était comme si la vie elle-même était l'aliment auquel elle aspirait. Whitley Strieber, Les PrédateursQuelle stupidité ! Le monde avait oublié que le romantisme a deux visages : celui de l'amour et celui de la mort. Whitley Strieber, Les PrédateursChassez le surnaturel, il revient au galop. Richard Matheson, Je suis une légendeVoulez-vous trembler devant la croix du Seigneur ? Voulez-vous, lorsque vous vous regarderez dans un miroir, ne pas y voir le visage que vous a donné le Tout-Puissant ? Voulez-vous ramper hors de la tombe tels des monstres vomis par l'enfer ? Richard Matheson, Je suis une légendeVoulez-vous être changés en un animal noir et maléfique ? Voulez-vous souiller le ciel nocturne de vos ailes de chauve-souris ? Je vous le demande, voulez-vous être changés en créatures impies et maudites, vouées à la damnation éternelle ? Richard Matheson, Je suis une légendeNeville s'avisa tout à coup qu'à leurs yeux, c'était lui le monstre. C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés. Richard Matheson, Je suis une légendeUne nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité. Je suis une légende. Richard Matheson, Je suis une légendeWorld is a Vampire. The Smashing PumkinsI am a fountain of blood. BjörkBuvez, car ceci est mon sang. Jésus ChristQue ne soit pas oublié le prix que chaque homme doit payer à la fin de son temps prescrit. Qu'il ne soit pas oublié que c'est par notre divin appétit que l'humanité peut venir jusqu'à nous pour tenir son serment. Catherin L. Moore, ShambleauMa race est, de fort loin, apparentée à celles qui sucent le sang de l'homme, de moins loin à celles qui absorbent ses forces vitales pour se nourrir. J'ai raffiné mon goût encore davantage. Je m'abreuve de beauté. Je vis de beauté. Oui, littéralement. Catherin L. Moore, ShambleauAimes-tu donc mieux, lui répliquai-je, larmoyant toujours, - aimes-tu donc mieux que je sois sucé d'une tarentule à trompe d'éléphant ? Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuitMais c'est Scarbo qui me mord le cou, et qui, pour cautériser ma blessure sanglante, y plonge son doigt de fer rougi. Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuitTu viendras avec moi, en m'aimant jusqu'à la mort ; ou bien tu me haïras, et tu viendras avec moi quand-même, en me haïssant pendant et après la mort. Dans mon apathique nature, il n'y a pas de place pour l'indifférence. Sheridan Le Fanu, CarmillaCette nuit, j'ai senti quelqu'un accroupi sur moi, et qui, sa bouche sur la mienne, buvait ma vie entre mes lèvres. Maupassant, "Le Horla"Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle, Et que languissamment je me tournai vers elle Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus ! Je fermais les deux yeux, dans ma froide épouvante, Et quand je les rouvris à la clarté vivante, A mes côtés, au lieu du mannequin puissant Qui semblait avoir fait provision de mon sang, Tremblaient confusément des débris de squelette. Charles Baudelaire, "Les Métamorphoses du vampire"Ce qui importe pour moi c'est de faire une blessure et de goûter le sang, d'en sentir le parfum, d'en entendre le bruit, car le sang qui jaillit produit un murmure, il ne saurait se comparer à un autre bruit. Propos de Peter Kürten, dit le vampire de DüsseldorfUne balle au coeur du brigand A passé comme l'ouragan, Dans sa gorge est un yatagan, Mais depuis trois jours, ô mystère, Sous le pin morne et solitaire, Son sang tiède abreuve la terre Et noircit le pâle Ovigan. Alexandre Dumas, Histoire de la dame pâleArria ne mangeait pas, mais elle portait souvent à ses lèvres un vase de myrrhin aux teintes opalines rempli d'un vin d'une pourpre sombre comme du sang figé ; à mesure qu'elle buvait, une imperceptible vapeur rose montait à ses joues pâles. Théophile Gautier, "Arria Marcella"S'il est effroyable d'être bien vif dans son sépulcre, il est à peine plus enviable d'être mort sur terre. Marie Claude Shapira, "Le thème du mort-vivant dans l'oeuvre en prose de Th. Gautier" |
Citations non-vampiriquesMoi je suis le premier et le dernier, le vivant. Jétais mort et me voici vivant au siècle des siècles. Je tiens les clé de la mort et du séjour des morts. Apocalypse 1.74 et 18Selon le credo de la science officielle qu'on peut qualifier de magique voire de mystique, tout sera expliqué tôt ou tard, et cette explication couvrira la réalité entière, les zones d'ombre et les contradictions étant toutes surmontables. Jacques Testart, Le Monde diplomatiqueCar la réalité n'est pas fixe, elle est changeante. Nous ne pouvons approcher la réalité que si nous arrêtons de prétendre la définir une fois pour toutes. Carlos Fuentès, Discours d'ouverture du 5e festival international de la littératureTill o'er their brows death-counterfeiting sleep With leaden legs and batty wings doth creep. Shakespeare, A Midsummer Night's DreamFinira bien la terre par céder, sous le boutoir des enfoutraces, des morts-vivants qui se trépassent et des squelettes multifaces ! Jean-Pierre Espil, La Terre mange son cerveauLe monde ne veut pas de moi, il me repousse comme un spectre échappé des tombeaux (...) Je ferai sans doute un excellent mort car je suis assez pauvre vivant et le sens de mon existence m'échappe complètement. Théophile Gautier, Mademoiselle de MaupinIl se fait en moi un grand silence comme si mon coeur ne battait plus et que les rouages intérieurs fussent arrêtés par une cause inconnue. La mort ne doit pas être différente de cet état si elle est appréciable pour les défunts. Théophile Gautier, "Avatar"Regarde seulement ce dont vit l'enfant dans l'utérus ! En toute certitude il se nourrit de sang de la menstruation, puisque celle-ci cesse chez les femmes après la conception - sans doute aussi parce qu'il permet de nourrir l'enfant. Lotario de Segni (Pape Innocent III), Vom Elend des menschlichen Daseins... Quant aux lèvres l'un de l'autre vous vous portez comme pour boire - breuvage contre breuvage : oh ! comme alors il s'évade, le buveur, étrangement de son action ! Rilke, Elégie à Duino |